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Actualités pour les membres

07.12.2017  Renvois de mères et bébés dans le cadre des accords Dublin
22.11.2017  Un gène architecte pour assimiler le lait maternel
22.11.2017  Grossesse: traitements contre l’hypertension interdits
22.11.2017  L’imagerie par ultrasons pour analyser le cerveau des bébés
22.11.2017  L’initiative sur les soins infirmiers déposée
22.11.2017  Sur grand écran: «Faire des enfants»
22.11.2017  La fièvre responsable de malformations congénitales
22.11.2017  La fibre maternelle… visible dans le cerveau?

 

Renvois de mères et bébés dans le cadre des accords Dublin

Membres de l’Arcade sage-femme à Genève, Viviane Luisier, Sophia Mighali et Vanessa Pini s’insurgent contre les décisions de renvoi de mères et de nouveau-nés dans le cadre du règlement de Dublin. Les sages-femmes dénoncent un système qui met subitement un terme à l’accompagnement qu’elles tâchent d’effectuer auprès des femmes migrantes, ce qui équivaut pour les sages-femmes à travailler dans le vide. Sans compter la pression psychologique qui pèse sur les femmes menacées de renvoi. Le collectif Solidarité Tattes, Amnesty International et d’autres associations, ont déposé le 20 novembre dernier auprès de la Chancellerie Fédérale un Appel contre l'application aveugle du règlement Dublin, fort de quelque 33 000 signatures.

Article paru dans le Matin Dimanche du 26.11.2017

SHV/FSSF, Cynthia Khattar


 

Un gène architecte pour assimiler le lait maternel

Une famille de gènes «architectes» nommés Hox coordonne la formation des organes et des membres au cours de la vie embryonnaire. Des généticiens de l’Université de Genève (UNIGE) et de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) viennent de découvrir une fonction essentielle de l’un de ces gènes, Hoxd3, dans le développement de l’intestin des souriceaux nouveau-nés. Des mutations précises dans ce gène entraînent en effet une assimilation défectueuse du lait maternel et un retard de croissance important, souvent létal. Chez l’humain, ce défaut génétique contribue probablement à certaines formes d’insuffisance intestinale chez les prématurés, telles que l’entérocolite nécrosante du nouveau-né. La détection d’un gène Hoxd3 muté dans le cadre de cette affection permettrait d’en identifier une des causes, qui demeurent inconnues à ce jour. Ces travaux ont été publiés dans la revue "PNAS".
Les génomes humain et murin sont similaires, notamment dans les gènes du groupe Hoxd. Il en va de même quant à leur physiologie de l’allaitement. D’après les chercheurs, la présence d’un gène Hoxd3 arborant ce type de mutation contribue vraisemblablement à certaines formes d’insuffisance intestinale chez les bébés prématurés, telles que l’entérocolite nécrosante du nouveau-né. Cette affection, dont le taux varie de 4 à 22 % chez les nouveau-nés de très faible poids à la naissance, nécessite un diagnostic rapide et une prise en charge médicale urgente. D’après l’équipe de généticiens, il est possible, en moins d’une semaine, de tester l’ADN des nourrissons suspectés d’avoir une telle insuffisance intestinale, pour détecter une éventuelle mutation du gène Hoxd3. Il s’agit pour eux d’une voie à explorer au niveau clinique, car les causes en demeurent encore inconnues.

Source: communiqué de presse de l’Université de Genève du 11 octobre 2017

SHV/FSSF, Cynthia Khattar


 

Grossesse: traitements contre l’hypertension interdits

«Des cas d’exposition à un inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC) ou à un antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II (ARA II) au cours des deuxième et troisième trimestres de grossesse continuent d’être régulièrement déclarés» en France, à l’Agence nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM). «Ces expositions ont, pour certaines, eu des conséquences graves, voire fatales, pour le fœtus ou le nouveau-né», rappelle l’agence.
Voilà pourquoi elle souhaite rappeler que «tous les IEC et les ARA II, indiqués dans le traitement de l’hypertension artérielle chez l’adulte, sont formellement contre-indiqués aux deuxième et troisième trimestres de la grossesse et déconseillés au premier trimestre ». Et ce parce que cette exposition «peut entraîner une toxicité fœtale et néonatale pouvant être fatale ». Il s’agit notamment d’un risque d’«atteinte de la fonction rénale avec diminution du liquide amniotique pouvant être associée à un retard d’ossification de la voute du crâne, et entraîner une mort fœtale in utero». En outre «à la naissance, le nouveau-né peut développer une insuffisance rénale irréversible, une hypotension, une hyperkaliémie».
Par ailleurs, «la découverte d’une grossesse chez une patiente traitée par un de ces médicaments doit conduire à l’arrêt du traitement et, si nécessaire, un traitement alternatif sera prescrit», poursuit l’ANSM. « En cas d’exposition à partir du 2e trimestre de la grossesse, il est recommandé de stopper immédiatement le traitement et d’effectuer une échographie fœtale afin de vérifier le volume amniotique, l’aspect des reins et des os de la voute du crâne ». En outre, « le nouveau-né devra être surveillé sur le plan rénal ainsi que sur le plan tensionnel si la mère a été traitée jusqu’à l’accouchement ».

Source: Dominique Salomon, Destinationsante.com, 18 octobre 2017

SHV/FSSF, Cynthia Khattar


 

L’imagerie par ultrasons pour analyser le cerveau des bébés

Une équipe française vient de démontrer à la fois l’efficacité et l’innocuité d’une technique de neuro-imagerie, chez le nouveau-né. Elle pourrait constituer une alternative moins « contraignante et coûteuse » que l’imagerie par résonnance magnétique (IRM), notamment.
L’histoire a commencé en 2009 avec la mise au point de la neuro-imagerie fonctionnelle par ultrasons. Elle est qualifiée d’«originale» car «elle utilise des ultrasons qui, jusque-là, ne sont pas employés pour analyser une activité neuronale. Contrairement à l’IRM», précise Mickael Tanter, pilote de ce travail. Or l’IRM présente quelques limites notamment lorsqu’il s’agit d’y recourir auprès de certaines populations comme les nourrissons. Les petits «bougent beaucoup, à tel point qu’il faut parfois les sédater pour être en mesure de réaliser l’examen», poursuit-il. Sans compter qu’il convient «de les disposer dans des couveuses spécifiques – et coûteuses – qui ne perturbent pas le champ magnétique. Le tout dans un environnement bruyant».
Evaluée auprès de nouveau-nés prématurés, la neuro-imagerie fonctionnelle par ultrasons fournit des images d’une qualité et d’une résolution supérieures. De quoi cartographier avec une grande sensibilité les variations subtiles des flux sanguins dans les petits vaisseaux cérébraux.
Sur un plan pratique, une sonde échographique est placée sur la tête du bébé, au-dessus de la fontanelle. Le prototype de recherche est semblable aux échographes utilisés en obstétrique ou en échocardiographie. Il permet donc de réaliser des examens «en routine clinique, directement au lit du patient». L’enjeu ? Améliorer le diagnostic de troubles neurologiques parfois difficile à établir chez les nourrissons.

Source: David Picot, Destinationsante.com, 13 octobre 2017

SHV/FSSF, Cynthia Khattar


 

L’initiative sur les soins infirmiers déposée

L’initiative sur les soins infirmiers a été remise à la Chancellerie fédérale le 7 novembre dernier, avec plus de 114'000 signatures authentifiées. En huit mois seulement, plus de 120‘000 personnes ont
signé l’initiative sur les soins infirmiers.
C’est un signal clair à la politique, car tout le monde veut des soins infirmiers forts. Pour l’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI), il est temps d’entrer en matière sans tarder sur les revendications de l’initiative. L’ASI aurait pu récolter les signatures pour l’initiative sur les soins infirmiers jusqu’en juillet 2018. En fait, en huit mois , elle avait déjà atteint son objectif de récolte.
Les soins infirmiers constituent un pilier essentiel du système de soins - une affirmation que la population plébiscite sans la moindre hésitation. L’initiative sur les soins infirmiers veut que la Confédération et les cantons reconnaissent cette réalité

Source: communiqué de presse de l’ASI du 7 novembre 2017

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SHV/FSSF, Cynthia Khattar


 

Sur grand écran: «Faire des enfants»

Un documentaire réalisé en Suisse se penche sur la question de la conception d’un enfant. Étayé par une grande expertise et des images très parlantes, le film «Kinder machen» (Faire des enfants) invite à regarder dans les coulisses de la médecine de la reproduction et de l’industrie qui fleurit dans son sillage, et ce jusque dans les éprouvettes. Si le propos du film n’est pas de chanter les louanges de la procréation assistée médicalement, ni de la stigmatiser, on y perçoit néanmoins les implications sociales, politiques et surtout éthiques. Une science-fiction du temps présent.
Le documentaire est dans les salles alémaniques depuis fin novembre et sortira en Suisse romande entre janvier et février. Le 3 décembre, une projection aura lieu à Bienne suivie d’une discussion avec la réalisatrice du film Barbara Burger et l’une des protagonistes.

SHV/FSSF, Cynthia Khattar


 

La fièvre responsable de malformations congénitales

Les fièvres au premier trimestre de grossesse multiplient le risque de certaines malformations cardiaques et de difformités faciales, telles que la fente labiale ou palatine, selon les résultats d'une étude publiée dans la revue médicale «Science Signaling».
Les malformations cardiaques affectent 1% des naissances vivantes aux États-Unis, et les fentes labiales ou palatines, touchent environ 4000 nourrissons chaque année, mais on ne sait pas exactement comment cela se produit. Les scientifiques ont cherché à comprendre si un virus ou une autre infection était en cause, ou si la fièvre seule était le seul problème.
Les chercheurs des universités de Berkeley et de Duke aux Etats-Unis ont mené une étude sur des embryons de poulet et des poissons zèbres. Les résultats de l'étude ont montré qu'une partie des malformations congénitales pourraient être évitées si les fièvres sont traitées par l'utilisation judicieuse de l'acétaminophène (paracétamol) pendant le premier trimestre. En revanche, les anti-inflammatoires non stéroïdiens tels que l'ibuprofène, le naproxène et l'aspirine ne devraient pas être consommés pendant la grossesse.
«Alors que les médecins conseillent à la plupart des femmes d'éviter tout médicament pendant la grossesse, il peut être avantageux de prendre de l'acétaminophène pour réduire la fièvre. Les femmes devraient discuter de tous les risques et avantages avec leurs médecins», conclut Dr Eric Benner, pédiatre au Duke University Medical Center à Durham (Caroline du Nord) et auteur de l'étude.

Source: Agathe Mayer, Topsante.com, 6 novembre 2017

SHV/FSSF, Cynthia Khattar


 

La fibre maternelle… visible dans le cerveau?

Selon des scientifiques américains, il serait possible de prédire le comportement d’une maman avec son enfant à partir de clichés cérébraux. En anticipant les gestes et réflexes liés à la fibre maternelle, cette technique pourrait repérer et aider les femmes maltraitantes avec leur petit.
Pour mieux comprendre le mécanisme de la fibre maternelle, des scientifiques américains ont enquêté dans onze pays. Les comportements de la mère avec leur enfant et des clichés d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) ont été analysés. Au total, 684 mamans originaires d’Argentine, de Belgique, du Brésil, du Cameroun, de France, d’Israël, du Kenya, de la Corée du Sud et des Etats-Unis se sont portées volontaires.
Pour chacune, les scientifiques ont observé une heure d’interaction à domicile avec son nourrisson âgé de cinq mois. L’attention était portée sur les attitudes de la maman en cas de pleurs de l’enfant : « faire preuve d’affection, de distraction, nourrir le petit, le porter ou lui parler ».
Les réactions les plus fréquentes pour calmer ses pleurs? « Parler ou porter l’enfant. » Dans un second temps, grâce aux clichés réalisés par IRMf, les scientifiques ont pu confirmer que « les pleurs d’enfants activaient une zone cérébrale bien spécifique chez les mamans ». Il s’agit de « l’aire motrice supplémentaire siège du langage et le mouvement ». Sur le long terme, ces résultats pourraient aider à mieux repérer les « attitudes associées à de la maltraitance ». Des zones particulièrement « dans le rouge » quand l’enfant pleure pourraient en effet fournir la preuve scientifique d’une forte nervosité, voire de comportements violents.
Enfin, les scientifiques souhaitent aussi comparer « les ressemblances et les différences entre la fibre maternelle et la fibre paternelle ».

Source: Laura Bourgault, Destinationsante.com, 2 novembre 2017

SHV/FSSF, Cynthia Khattar