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Les protections menstruelles devraient être moins taxées

Le Conseil national souhaite alléger la TVA sur les tampons et les serviettes hygiéniques, considérés désormais comme des biens de première nécessité. Il a soutenu mardi un abaissement du taux de TVA de 7,7% à 2,5% sur les protections hygiéniques dans une révision de la loi. Le Conseil des Etats devra encore se prononcer.

«C’est une question d’équité: les litières pour animaux, le glyphosate, le caviar devraient bénéficier d’un taux réduit et pas les produits d’hygiène menstruelle? s’est interrogée mardi la conseillère nationale Sophie Michaud Gigon (Vert·e·/VD). C’est une liste politique, modifiable selon les besoins de la société et les décisions que nous prenons.» Dans beaucoup de pays, c’est déjà une évidence et ces produits ne sont plus ou peu taxés. Il semble improbable qu’en 2022, une partie du Parlement, la droite, ne soit pas consciente du problème, a-t-elle ajouté. Au vote, la disposition a reçu le soutien de 107 voix contre 70 et 7 abstentions. Une proposition écologiste qui demandait d’étendre ce taux réduit de TVA aux couches-culottes pour bébés et aux protections pour personnes incontinentes a en revanche échoué.

Par ailleurs, les Verts zurichois demandent un congé menstruel pouvant aller jusqu’à cinq jours. Les personnes souffrant de troubles menstruels devraient à l’avenir pouvoir obtenir une dispense de travail d’un à cinq jours au sein de l’administration municipale zurichoise. C’est ce que demandent les Vert·e·s dans un postulat déposé au conseil municipal.

Sources: RTS du 10 mai et Tagblatt du 2 juin (en allemand)

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