Avec la campagne de sensibilisation «Allaiter au travail» (2 au 6 septembre), le Secrétariat d’État à l’économie SECO souhaite attirer l’attention des employeurs sur leur devoir d’information et d’assistance en lien avec l’allaitement ou l’expression du lait au travail.
Résumé et passage en revue des droits des parents autour de la naissance d’un enfant.
Dans un nouveau policy brief de la Commission fédérale pour les questions familiales COFF, deux auteures traitent des conditions favorables à l’allaitement et des bienfaits que la société, et pas seulement la mère et le nourrison, peut en retirer. En raison de la courte durée de l’allaitement dans notre pays en comparaison internationale, elles émettent des recommandations pour la Suisse.
Nombre de mères et de spécialistes en médecine sont conscients des bienfaits de l’allaitement sur différents plans, mais dans la réalité quotidienne il n’est pas rare que l’allaitement ne soit pas possible ou (trop) rapidement plus possible pour des raisons extérieures à la famille. C’est le cas notamment si une mère qui a repris une activité rémunérée n’est pas soutenue par son employeur ou si financièrement il n’est pas supportable qu’elle consacre autant d’heures à l’allaitement maternel au détriment d’une autre activité.
Convaincues que les avantages de l’allaitement dépassent le seul cadre de la famille, les auteures Sonja Merten, membre de la COFF, et Jordyn Wallenborn, toutes deux de l’Institut tropical et de santé publique suisse, formulent plusieurs recommandations dans le policy brief qu’elles ont rédigé. En particulier, elles préconisent de faciliter l’allaitement au travail et dans les lieux publics ainsi que de développer une stratégie de communication nationale pour informer les parents, les employeurs et la société en matière d’allaitement maternel et en améliorer l’acceptation. Afin qu’il soit possible de suivre les recommandations en faveur de l’allaitement exclusif, elles recommandent d’introduire un congé parental de plusieurs mois avec prolongation du congé de maternité.
Questions de société et politique familiale
La COFF est une commission indépendante consultative qui s’engage pour des conditions favorables aux familles. En tant que commission spécialisée, elle fournit aux autorités politiques et administratives des connaissances spécifiques sur la politique familiale. Elle publie régulièrement des policy briefs sur des sujets d’actualité importants pour la vie des familles.
Qu’est-ce qui est nouveau par rapport aux recommandations antérieures?
En France, la Société Française d’Allergologie suggère depuis décembre dernier de donner 10 ml de «lait 1er âge», chaque jour, aux nouveau-nés allaités à risque atopique (c’est-à-dire aux bébés ayant des antécédents familiaux d’allergie). Cette récente recommandation s’applique dès la première semaine de vie, et ce jusqu’à la diversification.
Des associations et professionnel·le·s se sont donc rassemblés pour publier une tribune dénonçant cette proposition «qui va complètement à l’encontre des connaissances et du consensus scientifique sur la protection de la santé du nourrisson et de sa mère», et soulignant par ailleurs le conflit d’intérêt sous-tendant ces recommandations.
Vers la tribune: https://info-allaitement.org/wp-content/uploads/2023/02/Tribune-Allergies-alimentaires-et-protection-de-lallaitement.pdf
Prolongation de l’étude « Covid Vaccine Monitor » sur le suivi de la sécurité du vaccin anti-COVID-19 chez les femmes enceintes et allaitantes
Des sociétés savantes françaises s’inquiète de l’augmentation anormale des frénotomies buccales chez les nourrissons et les enfants…
Plus de la moitié (51 %) des parents et des femmes enceintes interrogés dans le cadre d’un nouveau rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de l’UNICEF déclarent avoir été visés par les stratégies de commercialisation des fabricants de substituts du lait maternel, lesquelles enfreignent très souvent les normes internationales en matière d’alimentation des nourrissons.
En collaboration avec 16 autres pays européens, le Centre hospitalier universitaire vaudois et l’Université de Berne mènent une étude s’adressant aux femmes enceintes ou allaitantes recevant le vaccin (ou le booster) contre le COVID-19. Les données actuelles montrent que les vaccins contre le COVID-19 sont efficaces et sûrs pendant la grossesse et l’allaitement. Ils sont d’ailleurs recommandés par l’Office fédéral de la santé publique car le risque de forme grave de COVID-19 est plus élevé pendant la grossesse. Des effets secondaires bénins sont toutefois relativement fréquents, comme cela peut être le cas après tout vaccin (fièvre légère, des maux de tête, une douleur locale, etc.). L’étude a donc pour objectif de mesurer la fréquence de ces effets secondaires chez les femmes enceintes et qui allaitent, selon le type de vaccin et les caractéristiques individuelles. Pour cela, il leur sera demandé de répondre à un questionnaire en ligne.
Participation et inscription dans les 48 heures après la vaccination sur www.covidvaccinemonitor.eu/ch
Une étude réalisée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et publiée dans The Lancet Eclinical Medicine montre qu’il est d’une importance cruciale que les nouveau-nés aient des contacts étroits avec leurs parents après la naissance, en particulier les enfants de faible poids de naissance ou prématurés. Or, dans beaucoup de pays, en cas de COVID-19 confirmée ou suspectée, les nouveau-nés sont systématiquement séparés de leur mère, ce qui augmente le risque de décès et de complications irréversibles.
