Santé psychique: chiffres clés et impact du Covid-19

La publication des chiffres clés pour l’année 2020 décrit l’état de santé psychique de la population suisse, les prestations psychiatriques et psychothérapeutiques auxquelles elle a recours en ambulatoire et en stationnaire ainsi que leurs coûts. Afin de rendre compte des effets du COVID-19, cette troisième mise à jour des chiffres clés s’étend à la présentation des résultats d’études nationales, des résultats mensuels ainsi que, pour la première fois, de chiffres à l’échelle nationale sur les hospitalisations pour cause de tentatives présumées de suicide.

Résultats principaux: La détresse psychologique s’est accrue depuis le début de la

pandémie: la part des personnes faisant état de troubles psychiques a plus que doublé chez les jeunes entre 2017 et 2020/2021. Par rapport à 2019, le nombre de consultations en psychiatrie

ambulatoire (cabinets et hôpitaux) a diminué en 2020, malgré la mise en place de consultations par téléphone. Chez les enfants et les adolescent·e·s, les hospitalisations psychiatriques suivent une progression continue depuis 2012. En 2020, durant la première année de la pandémie, une hausse se dessine surtout à partir du mois de septembre. Elle concerne en particulier les filles et les jeunes femmes souffrant de dépression. Depuis 2017, les hospitalisations pour tentatives de suicide

présumées ont nettement augmenté chez les enfants et les adolescent·e·s, en particulier chez les filles et les jeunes femmes.

Source: Obsan Bulletin 02/2022

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Étude sur la sécurité du vaccin anti-COVID-19 chez les femmes enceintes et allaitantes

En collaboration avec 16 autres pays européens, le Centre hospitalier universitaire vaudois et l’Université de Berne mènent une étude s’adressant aux femmes enceintes ou allaitantes recevant le vaccin (ou le booster) contre le COVID-19. Les données actuelles montrent que les vaccins contre le COVID-19 sont efficaces et sûrs pendant la grossesse et l’allaitement. Ils sont d’ailleurs recommandés par l’Office fédéral de la santé publique car le risque de forme grave de COVID-19 est plus élevé pendant la grossesse. Des effets secondaires bénins sont toutefois relativement fréquents, comme cela peut être le cas après tout vaccin (fièvre légère, des maux de tête, une douleur locale, etc.). L’étude a donc pour objectif de mesurer la fréquence de ces effets secondaires chez les femmes enceintes et qui allaitent, selon le type de vaccin et les caractéristiques individuelles. Pour cela, il leur sera demandé de répondre à un questionnaire en ligne. 

Participation et inscription dans les 48 heures après la vaccination sur www.covidvaccinemonitor.eu/ch

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Statistiques nationales 2020 de la consultation parents-enfants

En 2020, les services de consultation parents-enfants (CPE) ont fourni 344’440 consultations à 52’975 familles comptant 95’484 enfants dans toute la Suisse. 57% des familles ont reçu au moins une séance de consultation au cours de la première année de vie de l’enfant. C’est ce que montre la statistique nationale de la CPE 2020.

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Le placenta humain, une cible du SARS-CoV-2

Que se passe-t-il dans le placenta humain après une infection au SARS-CoV-2? Les équipes de recherche des PD Dr. Marco Alves (Institut de Virologie et d’Immunologie, Bern) et Prof. Dr. David Baud (Centre Hospitalier Universitaire Vaudois [CHUV]) ont pu déterminer d’une part que les cellules du placenta humain pouvaient être infectées par le SARS-CoV-2, et d’autre part que le virus pouvait y proliférer et infecter les cellules placentaires avoisinantes. Les résultats de leur recherche viennent d’être publiés dans le magazine scientifique Cell Reports Medicine (Fahmi et al, 2021).

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Effets à long terme du COVID-19

Plusieurs études suisses ont montré des différences relativement importantes quant à la fréquence des cas de patient·e·s souffrant encore d’un Covid long après plus de six mois.

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COVID-19: séparer les nouveau-nés de leur mère présente des risques importants

Une étude réalisée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et publiée dans The Lancet Eclinical Medicine montre qu’il est d’une importance cruciale que les nouveau-nés aient des contacts étroits avec leurs parents après la naissance, en particulier les enfants de faible poids de naissance ou prématurés. Or, dans beaucoup de pays, en cas de COVID-19 confirmée ou suspectée, les nouveau-nés sont systématiquement séparés de leur mère, ce qui augmente le risque de décès et de complications irréversibles.

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La pandémie augmente le risque de dépression postpartale

Le volume de renseignements au bureau de l’Association Dépression Postpartale Suisse a augmenté de 40 % en 2020 par rapport à l’année précédente. Désormais, l’Association Dépression Postpartale Suisse peut proposer un bureau de contact en Romandie et offre une accessibilité plus étendue en Suisse alémanique. En outre, diverses offres complémentaires sont disponibles en ligne car les parents ne doivent pas rester seuls pendant cette période.

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