Pétition: plus de 10’000 personnes et 95 organisations réclament l’amélioration de l’accès à l’avortement en Suisse

Pour le 20e anniversaire du régime du délai, SANTÉ SEXUELLE SUISSE (SSCH) se mobilise avec la société civile pour réclamer la suppression de l’avortement du code pénal et améliorer l’accès en Suisse à ce droit fondamental. La pétition «Ma santé – Mon choix!» lancée le 12 septembre a récolté le soutien de 10’000 personnes et 95 organisations. Aux côtés de SSCH, elles réclament que:

  • L’interruption de grossesse soit supprimée du code pénal et qu’elle soit considérée avant tout comme une question de santé;
  • L’autodétermination des personnes concernées soit garantie afin qu’elles aient le droit de faire leurs propres choix pour leur santé.

Des revendications qui viennent appuyer l’initiative parlementaire déposée dans ce sens le 2 juin dernier par Léonore Porchet, conseillère nationale Vert·es et présidente de SSCH. L’objectif de cette initiative parlementaire: intégrer le régime du délai à une loi spécifique pour favoriser l’autodétermination des personnes dans leur santé et éliminer les obstacles à son exercice. «L’avortement ne devrait plus être considéré comme une  ̎infraction sauf exception ̎», mais bel et bien uniquement comme une question de santé», conclut Léonore Porchet.

Source: Communiqué de presse de SANTÉ SEXUELLE SUISSE du 1er octobre, https://www.sante-sexuelle.ch/nos-activites/actualites/p%C3%A9tition-ma-sant%C3%A9-mon-choix-plus-de-10000-personnes-et-95-organisations

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Naissances contrariées: une statistique publique

En matière de naissances, la statistique publique ne fait souvent état que des naissances vivantes. Mais qu’en est-il des autres? Celles qui n’ont pas une issue heureuse, qui peinent à venir, qui sont interrompues ou ajournées pour une raison ou une autre? Le premier numéro du Démos 2022 se penche sur ces naissances contrariées par la biologie, le facteur temps ou la situation sanitaire. Quelques données extraites de ce numéro: en termes relatifs, le taux de mortalité infantile a diminué, passant de 197 décès dans la première année de vie pour 1000 naissances vivantes en 1876 à 6,8‰ en 1990, et 3,6‰ en 2020. Depuis le milieu des années 90, ce taux continue de baisser, mais le recul est beaucoup moins marqué.

Le taux d’interruptions de grossesse en Suisse reste faible en comparaison internationale, même s’il a repris une croissance constante depuis 2017. En 2020, il a retrouvé sa valeur de 2010. Depuis cette année-là, l’âge moyen des femmes ayant recours à l’interruption de grossesse a augmenté et le nombre des interruptions par prise de médicament s’est accru. Comme les années précédentes, 95% des interruptions de grossesse ont eu lieu avant la douzième semaine.

Suite aux traitements de procréation médicalement assistée, 2207 enfants sont nés vivants, soit environ 2,5% des naissances vivantes enregistrées dans le pays. Le nombre des naissances multiples consécutives à une procréation médicalement assistée utilisant la FIV a nettement diminué depuis 2017.

Source: Office fédéral de la statistique, 9 juin

https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/population.assetdetail.22744854.html

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Actualité de l’interruption de grossesse

Dans une volte-face historique, la très conservatrice Cour suprême des Etats-Unis a enterré fin juin un arrêt qui, depuis près d’un demi-siècle, garantissait le droit des Américaines à avorter mais n’avait jamais été accepté par la droite religieuse. Cette décision ne rend pas les interruptions de grossesse illégales mais renvoie les Etats-Unis à la situation en vigueur avant l’arrêt emblématique «Roe v. Wade» de 1973, quand chaque Etat était libre de les autoriser ou non. Compte tenu des fractures dans le pays, une moitié des Etats, surtout dans le Sud et le centre plus conservateurs et religieux, pourraient les bannir rapidement. Le Missouri a été le premier à faire le pas.

En Suisse, c’est le régime du délai qui s’applique, une interruption dans les 14 premières semaines de la grossesse n’est en principe pas punissable. Le régime du délai, entré en vigueur en 2001, a remplacé les dispositions du Code pénal suisse, qui dataient alors de cinquante ans. Une pétition a été lancée pour l’intégrer au droit de la santé et non plus au droit pénal.

Malgré de légères variations, le taux d’interruptions de grossesse en Suisse est resté stable de 2020 à 2021, passant de 6,8 à 6,7 pour 1000 femmes avec 11’000 interruptions de grossesse en 2021. En comparaison internationale, ce taux est faible en Suisse, même s’il augmente à nouveau depuis 2017. Des taux similaires à ceux de 2020 et de 2021 avaient été observés pour la dernière fois de 2010 à 2012. Ce sont là les résultats définitifs établis par l’Office fédéral de la statistique.

Sources:

RTS, 24 juin

Communiqué du 6 juillet de l’Office fédéral de la statistique

 

Vers la pétition suisse «#pas de régression – La solution des délais ne relève pas du droit pénal, mais du droit de la santé»

 

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L’avortement aux Etats-Unis et en Suisse

La Cour suprême des Etats-Unis est sur le point d’annuler un arrêt historique reconnaissant depuis près d’un demi-siècle le droit à l’avortement, selon un projet de décision qui a fuité dans la presse.

Dans cet arrêt datant de 1973, la Haute Cour reconnaissait le droit à l’avortement au niveau fédéral.

Le journal Politico, qui donne l’information, dit s’être procuré l’avant-projet d’une décision majoritaire rédigé par le juge conservateur Samuel Alito. Le texte, daté du 10 février, doit encore faire l’objet de négociations jusqu’à sa publication avant le 30 juin. S’il est bien entériné par la Cour suprême, les Etats-Unis reviendront à la situation en vigueur avant 1973, quand chaque Etat était libre d’interdire ou d’autoriser les avortements.

SANTE SEXUELLE SUISSE lance une campagne de communication autour du 20e anniversaire de la votation (2 juin) et de l’entrée en vigueur du régime du délai (1er octobre) en matière d’interruption de grossesse. Les objectifs de la campagne «Ma santé – Mon choix!» sont de démontrer que l’interruption de grossesse est un enjeu de santé publique et non une affaire pénale, mais aussi que l’autodétermination des personnes concernées doit être centrale.

Sources: RTS, 3 mai, https://www.rts.ch/info/monde/13065307-la-cour-supreme-americaine-serait-prete-a-annuler-le-droit-a-lavortement.html; Politico, 2 mai, https://www.politico.com/news/2022/05/02/supreme-court-abortion-draft-opinion-00029473

et newsletter de mai de SANTE SEXUELLE SUISSE, https://www.sante-sexuelle.ch/nos-activites/information/newsletter

Plus d’informations sur la campagne de communication «Ma santé Mon choix!» sur www.sante-sexuelle.ch

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