Enquête suisse sur la santé: travail et santé 2012-2022
C’est dans la branche de la santé et de l’action sociale que le stress est le plus fréquent (29%). Une femme sur quatre est active professionnellement dans cette branche.
En matière de santé, les besoins des femmes diffèrent de ceux des hommes. Or, cet état de fait n’est pas suffisamment considéré dans la prise en charge médicale et la recherche. Lors de sa séance du 15 mai 2024, le Conseil fédéral a, en réponse à un postulat, adopté un rapport mettant en évidence la nécessité d’agir dans ce domaine. Il charge plusieurs services fédéraux de mettre en œuvre des mesures dans la recherche, la prévention et la formation.
La Haute École de Santé Vaud (HESAV) propose déjà un cursus à temps plein, d’une durée de 2 ans, pour devenir Sage-femme, ouvert à des personnes détentrices d’un Bachelor HES en Soins infirmiers. Dès la rentrée prochaine, HESAV ouvre cette formation selon de nouvelles modalités : à temps partiel, sur une durée de 4 ans. Ce format inédit – une première en Suisse pour cette profession – offre une flexibilité permettant d’exercer une activité professionnelle en parallèle des études. Il s’insère dans les objectifs cantonaux de lutte contre la pénurie de main-d’oeuvre dans les professions de la santé.
Dans un nouveau policy brief de la Commission fédérale pour les questions familiales COFF, deux auteures traitent des conditions favorables à l’allaitement et des bienfaits que la société, et pas seulement la mère et le nourrison, peut en retirer. En raison de la courte durée de l’allaitement dans notre pays en comparaison internationale, elles émettent des recommandations pour la Suisse.
Nombre de mères et de spécialistes en médecine sont conscients des bienfaits de l’allaitement sur différents plans, mais dans la réalité quotidienne il n’est pas rare que l’allaitement ne soit pas possible ou (trop) rapidement plus possible pour des raisons extérieures à la famille. C’est le cas notamment si une mère qui a repris une activité rémunérée n’est pas soutenue par son employeur ou si financièrement il n’est pas supportable qu’elle consacre autant d’heures à l’allaitement maternel au détriment d’une autre activité.
Convaincues que les avantages de l’allaitement dépassent le seul cadre de la famille, les auteures Sonja Merten, membre de la COFF, et Jordyn Wallenborn, toutes deux de l’Institut tropical et de santé publique suisse, formulent plusieurs recommandations dans le policy brief qu’elles ont rédigé. En particulier, elles préconisent de faciliter l’allaitement au travail et dans les lieux publics ainsi que de développer une stratégie de communication nationale pour informer les parents, les employeurs et la société en matière d’allaitement maternel et en améliorer l’acceptation. Afin qu’il soit possible de suivre les recommandations en faveur de l’allaitement exclusif, elles recommandent d’introduire un congé parental de plusieurs mois avec prolongation du congé de maternité.
Questions de société et politique familiale
La COFF est une commission indépendante consultative qui s’engage pour des conditions favorables aux familles. En tant que commission spécialisée, elle fournit aux autorités politiques et administratives des connaissances spécifiques sur la politique familiale. Elle publie régulièrement des policy briefs sur des sujets d’actualité importants pour la vie des familles.
Qui gagne combien et en exerçant quelle activité? Combien y a-t-il de femmes milliardaires en Suisse et qui s’occupe des finances dans les couples? Dans la nouvelle édition de sa revue «Questions au féminin», la Commission fédérale pour les questions féminines (CFQF) mène l’enquête sur les origines de l’inégalité financière entre les genres. La revue Questions au féminin paraît une fois par an sur un thème d’actualité.
Les femmes parlementaires en congé maternité doivent pouvoir participer aux séances du Parlement sans perdre leur droit à l’allocation maternité. Le National a adopté le jeudi 14 septembre par 155 voix contre 22 une série d’initiatives cantonales demandant une dérogation de la loi. Le droit à l’allocation de maternité ne prendra plus fin prématurément si une élue participe, pendant son congé de maternité, à des séances parlementaires au niveau fédéral, cantonal ou communal, pour lesquelles aucune suppléance n’est prévue. Pour le National, cette disposition doit valoir qu’il y ait une suppléance ou non.
((QR code)) Source: Communiqué du Parlement suisse du 14 septembre, https://www.parlament.ch/fr/services/news/Pages/2023/20230914085329463194158159038_bsf027.aspx
La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national a terminé l’examen de deux grands projets relevant de la santé publique, qui visent à enrayer la hausse des coûts de la santé et à supprimer des fausses incitations engendrées par des régimes de financement différents.
Une campagne de prévention et de nouveaux supports d’information viennent d’être lancés par le Centre Hospitalier Universitaire Vaudois et les Hôpitaux Universitaire de Genève pour sensibiliser les parents et gardien·ne·s d’enfants au syndrome du bébé secoué. Cette maltraitance susceptible de provoquer des lésions cérébrales sévères ou le décès de l’enfant touche des dizaines de bébés chaque année en Suisse. La fréquence de ce phénomène est toutefois sous-estimée puisque seules les situations graves nécessitant une hospitalisation ou conduisant au décès du nouveau-né sont identifiées.
L’objectif de la campagne «Bébé pleure? Restez zen» est d’aider les jeunes parents et les gardien·ne·s d’enfants à mieux gérer leur stress et frustration face à un bébé qui peut parfois pleurer jusqu’à plusieurs heures par jour, afin d’éviter un état d’épuisement qui pourrait engendrer un geste dramatique. Si l’on se sent dépassé·e ou à bout, on peut par exemple s’accorder une pause, demander de l’aide à un proche, laisser son bébé en sécurité dans son lit et attendre d’être calme avant de le reprendre dans ses bras.
Source: Communiqué du Centre Hospitalier Universitaire Vaudois du 1er juin,
((qr code)) Vers le site de la campagne: https://www.zerobebesecoue.ch/
Aujourd’hui est un grand jour pour le droit à l’autodétermination! Les deux initiatives anti-avortement ont échoué. Les opposant·e·s radicaux à l’avortement voulaient restreindre le droit à l’interruption de grossesse par deux initiatives populaires. Mais la population a refusé de signer les textes.
Les femmes confrontées à une fausse couche ou une mort périnatale devraient être mieux soutenues. Le Conseil des Etats est d’accord avec l’objectif d’une initiative du canton de Vaud en ce sens. Mais il n’y a tacitement pas donné suite mercredi, avançant que d’autres travaux sont déjà en cours.
