Le nouveau site, disponible en français, allemand, anglais, espagnol, portugais, albanais, ukrainien, arabe et tigrinya, permet à toute personne de trouver, dans les trois cantons, l’hôpital ou le service d’urgences où se rendre à la suite d’une agression sexuelle. Financée par les trois cantons, la campagne sera déployée au minimum jusqu’en 2027.
Le contenu de la brochure de SANTE SEXUELLE SUISSE «Ta sexualité, tes droits» a été adapté au nouveau droit pénal sexuel et les messages de prévention sur les infections sexuellement transmissibles (IST) ont été mis à jour. Cette brochure actualisée informe les jeunes de manière courte et concise sur leurs droits sexuels.
Un travail considérable de plusieurs années est arrivé à son terme: les recommandations interdisciplinaires relatives aux mutilations génitales féminines et à l’excision (MGF/E) pour les professionnel·le·s de santé ont été publiées. Des spécialistes issus de divers champs professionnels ont participé à leur élaboration. Le personnel de santé joue un rôle important dans l’identification, le diagnostic et la prise en charge des conséquences des mutilations génitales féminines et la protection des filles menacées par l’excision.
Aujourd’hui est un grand jour pour le droit à l’autodétermination! Les deux initiatives anti-avortement ont échoué. Les opposant·e·s radicaux à l’avortement voulaient restreindre le droit à l’interruption de grossesse par deux initiatives populaires. Mais la population a refusé de signer les textes.
Une enquête menée en Suisse en 2018 a révélé que, chez les mères mariées, une grossesse sur cinq n’était pas planifiée. Dans le cas des mères non mariées, il s’agit même d’une grossesse sur trois. L’égalité des chances dans l’accès aux méthodes de planning familial est indispensable pour que les femmes puissent choisir librement le moment de leur grossesse. Rédigé par Sonja Merten, membre de la commission, le policy brief no. 6 de la Commission fédérale pour les questions familiales COFF propose des solutions pour y parvenir.
Dernières actualités sur la définition du viol et l’avortement.
Le canton de Vaud et ville de Genève ont lancé des projets pilotes en 2021, dont les premières évaluations sont positives.
Pour le 20e anniversaire du régime du délai, SANTÉ SEXUELLE SUISSE (SSCH) se mobilise avec la société civile pour réclamer la suppression de l’avortement du code pénal et améliorer l’accès en Suisse à ce droit fondamental. La pétition «Ma santé – Mon choix!» lancée le 12 septembre a récolté le soutien de 10’000 personnes et 95 organisations. Aux côtés de SSCH, elles réclament que:
- L’interruption de grossesse soit supprimée du code pénal et qu’elle soit considérée avant tout comme une question de santé;
- L’autodétermination des personnes concernées soit garantie afin qu’elles aient le droit de faire leurs propres choix pour leur santé.
Des revendications qui viennent appuyer l’initiative parlementaire déposée dans ce sens le 2 juin dernier par Léonore Porchet, conseillère nationale Vert·es et présidente de SSCH. L’objectif de cette initiative parlementaire: intégrer le régime du délai à une loi spécifique pour favoriser l’autodétermination des personnes dans leur santé et éliminer les obstacles à son exercice. «L’avortement ne devrait plus être considéré comme une ̎infraction sauf exception ̎», mais bel et bien uniquement comme une question de santé», conclut Léonore Porchet.
Source: Communiqué de presse de SANTÉ SEXUELLE SUISSE du 1er octobre, https://www.sante-sexuelle.ch/nos-activites/actualites/p%C3%A9tition-ma-sant%C3%A9-mon-choix-plus-de-10000-personnes-et-95-organisations
Dans une volte-face historique, la très conservatrice Cour suprême des Etats-Unis a enterré fin juin un arrêt qui, depuis près d’un demi-siècle, garantissait le droit des Américaines à avorter mais n’avait jamais été accepté par la droite religieuse. Cette décision ne rend pas les interruptions de grossesse illégales mais renvoie les Etats-Unis à la situation en vigueur avant l’arrêt emblématique «Roe v. Wade» de 1973, quand chaque Etat était libre de les autoriser ou non. Compte tenu des fractures dans le pays, une moitié des Etats, surtout dans le Sud et le centre plus conservateurs et religieux, pourraient les bannir rapidement. Le Missouri a été le premier à faire le pas.
En Suisse, c’est le régime du délai qui s’applique, une interruption dans les 14 premières semaines de la grossesse n’est en principe pas punissable. Le régime du délai, entré en vigueur en 2001, a remplacé les dispositions du Code pénal suisse, qui dataient alors de cinquante ans. Une pétition a été lancée pour l’intégrer au droit de la santé et non plus au droit pénal.
Malgré de légères variations, le taux d’interruptions de grossesse en Suisse est resté stable de 2020 à 2021, passant de 6,8 à 6,7 pour 1000 femmes avec 11’000 interruptions de grossesse en 2021. En comparaison internationale, ce taux est faible en Suisse, même s’il augmente à nouveau depuis 2017. Des taux similaires à ceux de 2020 et de 2021 avaient été observés pour la dernière fois de 2010 à 2012. Ce sont là les résultats définitifs établis par l’Office fédéral de la statistique.
Sources:
Communiqué du 6 juillet de l’Office fédéral de la statistique
Le Conseil des États a achevé de moderniser la définition du viol, sans toutefois accéder aux revendications portées par les mouvements féministes. Le viol était jusqu’à présent défini de manière restrictive. Seule la pénétration vaginale non consentie d’une femme par un homme était considérée comme telle, et la victime devait avoir démontré une certaine résistance. Grâce à une révision du droit pénal validée en juin par le Conseil des États, toute pénétration non consentie, qu’elle soit orale, vaginale ou anale, imposée à un homme ou une femme, devra à l’avenir être considérée comme un viol. La notion de contrainte a également été abandonnée.
Si ces changements n’ont pas été contestés, la manière de respecter au mieux la volonté des deux partenaires a suscité la controverse. Le Conseil des États a finalement opté pour le principe du «non c’est non», c’est-à-dire que la victime doit avoir explicitement exprimé son refus. Les milieux féministes plaidaient cependant pour la variante «oui c’est oui», qui implique que les partenaires doivent exprimer leur consentement mutuel.
Source: Swissinfo, 17 juin, https://www.swissinfo.ch/fre/un-vent-conservateur-souffle-sur-la-coupole-f%C3%A9d%C3%A9rale/47676584
