L’accouchement se passe rarement comme prévu, on le sait bien. Mais si on l’a mal vécu et que l’on en garde un sentiment de mal être persistent, avec éventuellement des «flashes» (souvenirs soudains), cela vaut la peine d’en parler afin que ce mal être ne s’installe pas. Avec sa sage-femme, tout d’abord, et éventuellement en demandant un rendez-vous à la maternité où l’on a accouché.
Entretiens de vécu de l’accouchement
Certains établissements proposent d’ailleurs des consultations spécifiques d’entretien post-accouchement, permettant de reprendre son dossier avec un·e professionnel·le de la salle de naissance, de revoir ensemble le déroulement de l’accouchement et de le mettre en lumière au regard des protocoles de la maternité. C’est le cas par exemple de la maternité des Hôpitaux Universitaires de Genève, à Morge, Neuchâtel (RHNe) ou Lausanne (Centre Hospitalier Universitaire Vaudois [CHUV]). Ce type de rencontres peuvent apporter quelques éléments d’éclaircissements aux parents.
Entretien postnatal PROFA
En dehors des hôpitaux, le conseil en périnatalité de la Fondation PROFA (canton de Vaud) propose aussi des consultations psycho-sociales en post-partum par une sage-femme conseillère, jusqu’aux six mois du bébé. Il permet aux nouveaux parents de partager leur vécu de l’accouchement, de parler du retour à la maison et des premières semaines avec bébé. Cette consultation est accessible à tous les parents.
Association d’entraide par les pair·e·s
Enfin, on peut aussi se tourner vers l’association (Re)Naissance, qui offre du soutien entre parents concernés.
| Pour aller plus loin |
|
L’édition de novembre 2022 de la revue de la Fédération suisse des sages-femmes, Obstetrica, a consacré un dossier au thème de l’accouchement dit traumatique. |
